Les 5 types de démence : comprendre les troubles neurocognitifs majeurs et comment les gérer

Au fur et à mesure que nous vieillissons, la démence devient une source majeure de préoccupation pour de nombreuses familles. Ce trouble neurocognitif majeur touche profondément la mémoire, la pensée et les capacités d’autonomie, modifiant ainsi considérablement la vie des personnes atteintes. Bien qu’il n’existe actuellement pas de remède pour guérir la démence, il existe des solutions permettant d’améliorer la qualité de vie des personnes qui en souffrent.
Comprendre les différents types de démence est essentiel pour apporter le soutien adéquat à vos proches âgés et les accompagner au mieux. Cet article explore les 5 formes les plus courantes de démence et leurs caractéristiques spécifiques.
La démence se caractérise par un déclin progressif des fonctions cognitives, affectant la mémoire, le jugement, l’apprentissage, et les capacités de pensée. Selon le gouvernement du Canada, la démence regroupe un ensemble de symptômes affectant les fonctions cérébrales, avec une progression lente mais continue. Parmi les signes fréquents, on retrouve :
- Un déclin de la mémoire, des capacités de planification, du langage et du jugement.
- Des changements physiques tels que la perte de coordination, des troubles de la vessie, une faiblesse musculaire, ainsi que des difficultés à se tenir debout, à marcher ou à s’asseoir.
- Des modifications d’humeur et de comportement, pouvant nuire aux interactions sociales et à la qualité de vie.
Dans ce contexte, il est primordial de comprendre ces troubles afin d’agir rapidement et de fournir les meilleurs soins possibles.
La démence sénile : qu’est-ce c’est ?
Avant tout, il est important de comprendre que les problèmes de trouble neurocognitif majeur sont bien différents du processus normal du vieillissement. Même s’il est vrai, qu’avec l’âge, de petites pertes de mémoire puissent être plus fréquentes, souffrir de démence implique malheureusement plus que de simples oublis. Telle que décrite par l’Association des médecins psychiatres du Québec, la démence se définit par une perte des facultés mentales réduisant la capacité d’une personne à s’occuper d’elle-même de façon autonome.

Il est aussi intéressant de savoir que la démence n’est pas une maladie en elle-même. Il s’agit plutôt d’un syndrome pouvant être causé par différents troubles cognitifs ayant tous leurs caractéristiques. Parmi ceux-ci, 5 principaux types de démence se démarquent par leur prévalence dans la population et leurs impacts sur le quotidien.
1. Maladie d’Alzheimer : Le trouble neurocognitif majeur le plus fréquent
La maladie d’Alzheimer représente environ 60 à 70 % des cas de démence. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative progressive qui détruit les cellules du cerveau. La perte de mémoire, la difficulté à résoudre des problèmes et la confusion sont des symptômes typiques.
Facteurs de risque :
- Âge avancé
- Antécédents familiaux
- Anomalies génétiques
Symptômes à surveiller :
- Perte de mémoire à court terme
- Difficulté à effectuer des tâches quotidiennes
- Problèmes de langage
Si vous ou un proche présentez des signes de démence, il est crucial de consulter un médecin pour un diagnostic précis et un plan de traitement.
En savoir plus sur le sujet : Les 7 différents stades de la maladie d’Alzheimer
2. La démence vasculaire

Après la maladie d’Alzheimer, la démence vasculaire apparaît comme étant la deuxième cause en importance. Ce type de trouble neurocognitif majeur a pour particularité d’être causé par une destruction des cellules cérébrales par suite de problèmes de circulation sanguine, notamment après un AVC par exemple. Elle n’est donc pas considérée comme une maladie neurodégénérative en soi, mais elle demeure néanmoins une importante cause de démence pouvant toucher les personnes de tous les âges.
Causes et symptômes de la démence vasculaire
En plus de l’accident vasculaire cérébral (AVC), la démence vasculaire peut aussi provenir d’un rétrécissement des vaisseaux sanguins ou d’un anévrisme au cerveau par exemple. Dans tous les cas, le constat est le même : il en résulte des dommages aux fonctions cognitives du cerveau. Les principaux symptômes de la démence vasculaire restent globalement semblables à ceux des autres formes de démence :
- pertes de mémoire;
- difficultés de raisonnement;
- troubles du langage;
- changements d’humeur;
- diminution de l’autonomie;
- etc.
Une particularité de la démence vasculaire se situe néanmoins dans le fait que les symptômes peuvent varier selon l’emplacement exact du problème vasculaire en cause. Ainsi, une atteinte de l’hémisphère gauche n’aura pas le même impact qu’une atteinte du côté droit du cerveau par exemple.
Savoir reconnaître les signes d’un AVC
L’accident vasculaire cérébral (AVC), qu’il soit hémorragique ou ischémique, est un problème sérieux entraînant malheureusement de graves conséquences. En plus d’être une cause importante de décès, l’AVC peut aussi conduire à des problèmes de démence vasculaire. Bien qu’il soit difficile de prévoir l’apparition d’un accident vasculaire cérébral, on peut néanmoins identifier rapidement les tous premiers signes qui y sont associés.
Tel que nous le rappelle la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, dans une telle situation chaque minute compte et il faut agir vite ! D’ailleurs, l’acronyme VITE est suggéré à titre d’aide-mémoire quant aux signes à reconnaître lors d’un accident vasculaire cérébral.
V
Visage : Voyez-vous des signes d’affaissement du visage ?
I
Incapacité : Notez-vous une incapacité à lever les deux bras normalement ?
T
Trouble de la parole : La personne présente-t-elle une difficulté de prononciation ?
E
Extrême urgence : Si c’est le cas, il s’agit d’une véritable urgence et il est important de rapidement composer le 9-1-1 pour une intervention immédiate.
Savoir reconnaître les premiers signes d’un AVC peut non seulement sauver des vies ! Cela permet aussi de prévenir les importantes séquelles. Votre vigilance en ce sens est donc un excellent moyen de prévention face à la démence vasculaire.
Voici 5 façons d’aider votre conjoint après un accident vasculaire cérébral
3. La démence mixte : lorsque plusieurs troubles cérébraux coexistent
La démence mixte se réfère à une situation où plusieurs types de démence sont présents simultanément. La combinaison la plus fréquente est celle de la maladie d’Alzheimer et de la démence vasculaire.
Caractéristiques :
- Une évaluation médicale approfondie est nécessaire
- Traitement individualisé selon les causes sous-jacentes
Un diagnostic précis et des soins adaptés permettent de mieux gérer cette forme complexe de démence.
4. La maladie à corps de Lewy : Un trouble cognitif et moteur
La maladie à corps de Lewy (DCL) est la deuxième cause de démence neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer. Elle est caractérisée par l’accumulation de protéines anormales (corps de Lewy) dans les cellules cérébrales, affectant les fonctions cognitives et motrices.

Symptômes caractéristiques :
- Troubles de l’attention
- Difficulté à organiser les tâches
- Hallucinations visuelles et perturbations du sommeil
- Tremblements et raideur musculaire (similaires à la maladie de Parkinson)
Bien que la cause exacte de la maladie reste floue, certains facteurs génétiques peuvent jouer un rôle. Un diagnostic précoce permet d’optimiser la prise en charge des symptômes.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur ce trouble neurocognitif affectant le quotidien de nombreux aînés ? Consultez notre article spécialement consacré à la maladie à corps de Lewy.
5. La démence fronto-temporale : des changements de comportement prononcés

La démence fronto-temporale affecte les lobes frontal et temporal du cerveau, responsables du comportement, du langage et de la mémoire. Les personnes atteintes peuvent présenter des changements de personnalité et des troubles du langage.
Symptômes spécifiques :
- Changements de comportement (impulsivité, agressivité)
- Troubles de la parole et de la compréhension
- Difficulté à se concentrer et à mémoriser
- Problèmes musculaires et difficultés à avaler
Diagnostic : Des examens d’imagerie cérébrale, comme la tomodensitométrie ou l’IRM, sont nécessaires pour confirmer ce type de démence.
Notez qu’à ces 5 principaux types de démence, on peut aussi ajouter la maladie de Creutzfeldt-Jacob ainsi que la démence de Korsakoff. Quoique les causes diffèrent, plusieurs symptômes restent similaires.
Conseils de prévention pour réduire les risques de démence
Bien que nous ne puissions pas éliminer tous les risques, plusieurs habitudes peuvent aider à prévenir les troubles neurocognitifs majeurs :
Exercice physique régulier pour stimuler la circulation sanguine et maintenir les fonctions cérébrales.
Stimulation mentale via des jeux, des lectures ou des activités d’apprentissage.
Vie sociale active pour maintenir des liens et une bonne santé mentale.
Éviter le tabac et contrôler l’alcool.
Alimentation équilibrée : privilégier les aliments riches en antioxydants et oméga-3.
Suivi médical régulier, notamment pour la gestion de l’hypertension, des diabètes et autres conditions qui peuvent favoriser la démence vasculaire.
Accompagner les personnes âgées vivant avec la démence
Chez Visavie, nous comprenons l’impact émotionnel et physique de vivre avec un proche atteint de démence. Nos conseillers spécialisés en hébergement sont là pour vous guider à chaque étape, afin d’assurer à vos proches âgés une qualité de vie optimale et un soutien bienveillant.
Avec une approche attentionnée et bienveillante, nos conseillers(ères) en hébergement mettent leur expérience et leur expertise à votre service afin de mieux faire face aux différents défis découlant du fait de vivre avec une forme de démence au quotidien.
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Foire aux questions (FAQ)
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Quels sont les premiers signes de démence ?
Les troubles cognitifs peuvent se manifester de différentes façons selon la personne et le type de maladie. Parmi les signes les plus fréquents, on retrouve les pertes de mémoire, la confusion, les difficultés à s’exprimer ou à planifier certaines tâches, ainsi que des changements d’humeur ou de comportement.
Avec le temps, certaines personnes peuvent aussi éprouver des difficultés physiques, comme une perte de coordination, une faiblesse musculaire ou des troubles de la marche.
Quel est le type de démence le plus fréquent ?
Le trouble neurocognitif majeur le plus fréquent est la maladie d’Alzheimer, qui représente environ 60 à 70 % des cas de démence. Il s’agit d’une maladie neurodégénérative progressive qui détruit les cellules du cerveau.
Pour les familles et les proches aidants, il est essentiel de surveiller les principaux facteurs de risque ainsi que les signes précurseurs :
-
Facteurs de risque cardinaux : L’âge avancé, les antécédents familiaux ainsi que les anomalies génétiques.
-
Symptômes typiques à surveiller : Une perte de mémoire à court terme, des difficultés croissantes à effectuer les tâches quotidiennes, des problèmes de langage, de la confusion et des difficultés à résoudre des problèmes.
Peut-on prévenir la démence ?
Bien qu’il ne soit pas possible d’éliminer complètement tous les risques, il est tout à fait possible d’agir pour réduire les risques de développer un trouble neurocognitif majeur. L’adoption de saines habitudes de vie au quotidien joue un rôle majeur dans la protection des fonctions cérébrales.
Voici les 6 conseils de prévention clés à mettre en pratique :
-
Exercice physique régulier : Essentiel pour stimuler la circulation sanguine et maintenir la vitalité des fonctions cérébrales.
-
Stimulation mentale continue : Solliciter le cerveau à travers des activités d’apprentissage, des lectures régulières ou des jeux.
-
Vie sociale active : Entretenir et maintenir des liens sociaux serrés pour préserver une bonne santé mentale.
-
Contrôle des habitudes de vie : Éviter le tabac et contrôler sa consommation d’alcool.
-
Alimentation équilibrée : Privilégier des menus sains, particulièrement riches en antioxydants et en oméga-3.
-
Suivi médical rigoureux : Consulter régulièrement pour assurer une bonne gestion des conditions de santé sous-jacentes qui peuvent favoriser la démence vasculaire, notamment l’hypertension artérielle et le diabète.
Quand faut-il envisager une résidence pour une personne atteinte de démence ?
Il faut envisager une transition vers une résidence spécialisée dès que la sécurité de votre parent n’est plus assurée à domicile ou que l’épuisement du proche aidant devient insoutenable. La démence étant évolutive, le maintien à domicile trouve ses limites lorsque les soins requis dépassent ce que la famille et les services à domicile (comme le CLSC) peuvent offrir.
Voici les 4 signaux d’alarme majeurs qui indiquent qu’il est temps de faire la transition :
-
L’enjeu de la sécurité et l’errance : Votre proche oublie d’éteindre le poêle, laisse les portes débarrées, ou commence à errer à l’extérieur sans retrouver son chemin.
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L’épuisement complet de l’aidant : Vous ressentez une fatigue extrême, de l’anxiété ou de la culpabilité. Si la génération sandwich sacrifie sa propre santé ou sa vie de famille, la situation à domicile devient précaire.
-
La perte d’autonomie physique (AVQ) : Des difficultés majeures apparaissent pour les activités de la vie quotidienne : s’habiller, faire sa toilette, gérer l’incontinence ou prendre sa médication de façon sécuritaire.
-
Les troubles du comportement sévères : L’apparition d’une agressivité verbale ou physique, des hallucinations fréquentes ou le syndrome du coucher de soleil (sundowning, où la confusion augmente en fin de journée) demandent un encadrement professionnel 24/7.
Quels sont les symptômes de la démence vasculaire ?
La démence vasculaire est la deuxième cause de trouble neurocognitif majeur en importance.
Contrairement à l’Alzheimer, elle n’est pas une maladie neurodégénérative en soi : elle est causée par des dommages aux cellules cérébrales à la suite de problèmes de circulation sanguine, comme un rétrécissement des vaisseaux, un anévrisme ou, très fréquemment, après un accident vasculaire cérébral (AVC).
Hallucinations et raideurs : quel type de démence?
Ces symptômes pointent généralement vers la maladie à corps de Lewy (DCL).
C’est la deuxième cause de démence neurogénérative après l’Alzheimer. Elle se caractérise par l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau, ce qui entraîne à la fois des troubles cognitifs (attention, organisation, hallucinations visuelles, perturbations du sommeil) et des troubles moteurs semblables à la maladie de Parkinson (tremblements, raideurs).



